Marc Aurèle · Pensées
Pensées, livre V
15 passages de ce livre dans Stoïque, chacun avec sa référence.
Le livre V commence par la peine à se réveiller : « je m’éveille pour faire œuvre d’homme ; m’irriterai-je encore à l’idée d’aller faire ce pour quoi je suis né » (Pensées, V, 1), et par les plantes, les oiseaux, les fourmis, les araignées, les abeilles, qui font leur travail. Trois hommes qui ont rendu service sont comparés ; le troisième est comme la vigne qui a porté son raisin et ne cherche rien de plus (V, 6). La prière des Athéniens, « Pleus, pleus, ô Zeus », donne le modèle de la prière, ou bien il ne faut pas prier (V, 7). Le chapitre 8 compare longuement ce qu’Esculape prescrit à un malade et ce que la nature universelle prescrit à un homme.
Puis les chapitres brefs : « notre âme est tout imprégnée de nos représentations sensibles » (Pensées, V, 16) ; rien n’arrive à personne que la nature ne l’ait mis à même de supporter (Pensées, V, 18) ; « Vivre avec les Dieux » (V, 27) ; celui qui sent le bouc (V, 28) ; à l’instant même de la cendre, un squelette, « un nom, moins qu’un nom » (V, 33). Le livre se termine sur le vieillard qui priait son élève de lui donner sa toupie, sachant bien que ce n’était qu’une toupie (V, 36).
Les passages de ce livre dans l’app
Le matin, quand tu as de la peine à te réveiller, garde cette pensée présente : je m’éveille pour faire œuvre d’homme. Vais-je m’irriter d’aller faire ce pour quoi je suis né, ce pour quoi j’ai été mis dans le monde ? Ou bien ai-je été créé pour jouir de la chaleur, couché dans mes couvertures ?
d’après Couat, 1904
Estime-toi digne de dire et de faire tout ce qui est conforme à la nature ; que le blâme ni les injures ne t’en détournent. Si une chose te paraît belle à faire ou à dire, ne t’en juge pas indigne.
d’après Couat, 1904
Telles tes représentations habituelles, telle ta pensée : l’âme en est tout imprégnée.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 16
d’après Couat, 1904
Rien n’arrive à personne que la nature ne l’ait rendu capable de supporter.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 18
d’après Couat, 1904
Les obstacles peuvent entraver mon action, mais non mon intention ni ma disposition intérieure : je fais mes réserves, je change d’objet. La pensée détourne et transforme en but les obstacles mêmes que l’action rencontre : ce qui m’empêche d’agir devient le motif de mon action, et ce qui me barre la route devient ce vers quoi je marche.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 20
d’après Couat, 1904
Il est facile d’écarter et d’effacer toute représentation gênante, déplacée, et d’être aussitôt dans un calme parfait.
d’après Couat, 1904
Quel est donc l’usage que je fais de mon âme ? Pose-toi cette question à chaque occasion, demande-toi : que se passe-t-il dans cette partie de moi-même qu’on appelle le principe directeur ?
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 11
d’après Couat, 1904
Poursuivre l’impossible est une folie ; or, il est impossible que les méchants n’agissent pas comme tels.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 17
d’après Couat, 1904
Le livre en chiffres
- Chapitres dans l’édition Couat de 1904
- 36
- Passages de ce livre dans l’app
- 15
- Passages de Marc Aurèle dans l’app
- 166
- Éditions citées sur cette page
- Auguste Couat, 1904 · Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876
Les chapitres de ce livre dans l’app
Chaque référence nomme le livre et le chapitre, comme l’app l’imprime sous le passage.
Citations vérifiées dans ce livre
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