Pensées · Livre V
Pensées, V, 16
Chapitre 16 du livre V des Pensées. D’abord le passage tel que Stoïque le donne, modernisé d’après les éditions créditées sous la carte ; puis le chapitre entier, mot pour mot, dans l’édition Couat, 1904 et dans celle de Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 ; enfin le même chapitre en anglais.
Le passage dans l’app
Telles tes représentations habituelles, telle ta pensée : l’âme en est tout imprégnée.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 16
D’après Couat, 1904 — modernisé.
Sur les widgets
Telles tes représentations habituelles, telle ta pensée : l’âme en est tout imprégnée.
— PENSÉES V, 16
Telles tes représentations habituelles, telle ta pensée : l’âme en est tout imprégnée.
— PENSÉES V, 16
Comme sur l’écran d’accueil et l’écran verrouillé : le passage, puis sa référence, calée en bas. La référence ne quitte jamais la composition, même dans la plus petite famille.
Le chapitre entier dans l’édition Couat, 1904
Telles sont tes représentations ordinaires, telle sera ta pensée même ; notre âme est tout imprégnée de nos représentations sensibles. Plonge-la donc sans cesse dans des idées comme celles-ci : là où l’on peut vivre, on peut bien vivre ; on peut vivre à la cour, donc on peut bien vivre à la cour. Et encore : chaque être se porte vers ce pour quoi il a été constitué ; sa fin est dans ce vers quoi il se porte ; là où est sa fin, là est son intérêt et son bien ; donc le bien de l’animal raisonnable, c’est la société. J’ai, en effet, montré déjà que nous étions nés pour nous associer. N’est-il pas évident que les êtres inférieurs sont faits pour les supérieurs, et les supérieurs les uns pour les autres ? Or, les êtres vivants sont supérieurs à ce qui est inanimé et les êtres raisonnables aux êtres vivants.
Source : Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-05.txt, l. 63
Le chapitre entier dans l’édition Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876
Telles seront les pensées que tu nourriras habituellement, tel aussi sera ton esprit ; car l’âme prend la couleur et la teinte des pensées qu’elle entretient. Applique-toi donc à la teindre dans de constantes réflexions telles que les suivantes : « En quelque endroit qu’on vive, on y peut toujours vivre bien ; si c’est à la cour que l’on vit, on peut vivre bien et se bien conduire même dans une cour. » Dis-toi encore que tout être se porte naturellement à la chose pour laquelle son organisation a été faite ; et que la chose vers laquelle il se porte de cette façon, est précisément son but et sa fin. Or, là où est la fin de l’être, là aussi est dans tous les cas son intérêt et son bien. Ainsi donc, la société est le bien propre de l’être doué de raison ; et il a été mille fois démontré que c’est pour la société que nous sommes faits. Mais n’est-il pas également de toute évidence que les moins bons sont faits pour les meilleurs, comme les meilleurs sont faits les uns pour les autres ? Or les êtres animés valent mieux que les êtres inanimés ; et les êtres doués de raison valent mieux que les êtres simplement animés.
Source : Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-05.txt, l. 82
En anglais
Such as are thy habitual thoughts, such also will be the character of thy mind; for the soul is dyed by the thoughts. Dye it then with a continuous series of such thoughts as these: for instance, that where a man can live, there he can also live well. But he must live in a palace; well then, he can also live well in a palace. And again, consider that for whatever purpose each thing has been constituted, for this it has been constituted, and towards this it is carried; and its end is in that towards which it is carried; and where the end is, there also is the advantage and the good of each thing. Now the good for the reasonable animal is society; for that we are made for society has been shown above. Is it not plain that the inferior exists for the sake of the superior? But the things which have life are superior to those which have not life, and of those which have life the superior are those which have reason.
Source : Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 3672
Comment citer
La référence canonique nomme le livre et le chapitre : le passage se retrouve dans n’importe quelle édition. L’app la compose sous trois formes :
- Forme longue — plein écran et grands widgets
- — MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 16
- Forme courte — petit widget et écran verrouillé
- — PENSÉES V, 16
- Forme minimale — widget circulaire de l’écran verrouillé
- V·16
Attributions vérifiées dans ce chapitre
Ce passage et les 165 autres de Marc Aurèle sont gratuits dans Stoïque, avec leur référence, sur l’écran d’accueil et l’écran verrouillé.