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Stoïque

Pensées · Livre V

Pensées, V, 23

Chapitre 23 du livre V des Pensées. D’abord le passage tel que Stoïque le donne, modernisé d’après les éditions créditées sous la carte ; puis le chapitre entier, mot pour mot, dans l’édition Couat, 1904 et dans celle de Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 ; enfin le même chapitre en anglais.

Le passage dans l’app

Réfléchis souvent à la rapidité avec laquelle est emporté et passe tout ce qui existe et tout ce qui naît.

— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 23

D’après Couat, 1904 — modernisé.

Sur les widgets

PenséesV·23

Toutes les familles de widget ne contiennent pas un passage de cette longueur. L’app n’en coupe jamais un : là où il ne tient pas, un passage plus court prend sa place, avec sa référence. Le widget circulaire porte le seul locateur.

Le chapitre entier dans l’édition Couat, 1904

Réfléchis souvent à la rapidité avec laquelle est emporté et passe tout ce qui existe et tout ce qui naît. La matière est comme un fleuve qui coule sans cesse ; un changement continu est la loi de toute activité ; tout principe efficient est sujet à mille variations. Presque rien n’est stable, et tout proche est le gouffre béant, l’infini du passé et de l’avenir où tout s’évanouit. N’est-il donc pas un fou, celui qui, au milieu de tout cela, s’enfle, ou s’agite, ou se tourmente en comptant pour quelque chose la cause de son trouble, le moment où il l’a conçu et le temps qu’il peut durer ?

Auguste Couat, 1904 · V, 23

Source : Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-05.txt, l. 91

Le chapitre entier dans l’édition Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876

Considère souvent en ton cœur la rapidité du mouvement qui emporte et fait disparaître tous les êtres et tous les phénomènes. L’être est comme un fleuve qui coule perpétuellement ; les forces de la nature sont dans des changements continuels ; et les causes présentent des milliers de faces diverses. Rien pour ainsi dire n’est stable ; et cet infini qui est si près de toi est un abîme insondable, où tout s’engloutit, soit dans le passé, soit dans l’avenir. Ne faut-il pas être insensé pour que tout cela puisse vous gonfler d’orgueil, ou vous tourmenter, ou vous rendre malheureux, quand on songe combien de temps dure ce trouble et combien il est peu de chose ?

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · V, 23

Source : Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-05.txt, l. 110

En anglais

Often think of the rapidity with which things pass by and disappear, both the things which are and the things which are produced. For substance is like a river in a continual flow, and the activities of things are in constant change, and the causes work in infinite varieties; and there is hardly anything which stands still. And consider this which is near to thee, this boundless abyss of the past and of the future in which all things disappear. How then is he not a fool who is puffed up with such things or plagued about them and makes himself miserable? for they vex him only for a time, and a short time.

George Long, 1862 · V, 23

Source : Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 3727

Comment citer

La référence canonique nomme le livre et le chapitre : le passage se retrouve dans n’importe quelle édition. L’app la compose sous trois formes :

Forme longue — plein écran et grands widgets
— MARC AURÈLE · PENSÉES, V, 23
Forme courte — petit widget et écran verrouillé
— PENSÉES V, 23
Forme minimale — widget circulaire de l’écran verrouillé
V·23

Ce passage et les 165 autres de Marc Aurèle sont gratuits dans Stoïque, avec leur référence, sur l’écran d’accueil et l’écran verrouillé.

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