Marc Aurèle · Pensées
Pensées, livre XII
13 passages de ce livre dans Stoïque, chacun avec sa référence.
Le livre XII est le dernier, trente-six chapitres. Il s’ouvre sur les biens que l’on peut avoir dès maintenant au lieu de les chercher par des détours (XII, 1), puis sur les trois parties de l’homme, le corps, le souffle, la raison, dont la troisième seule lui appartient véritablement (XII, 3). Le chapitre 4 s’étonne que chacun s’aime plus que tous les autres et fasse pourtant moins de cas de son propre jugement que de celui d’autrui. Le chapitre 5 demande comment les Dieux ont pu oublier les meilleurs des hommes, dont les âmes sont éteintes pour toujours.
Les chapitres de pratique sont courts : la main gauche qui tient les rênes avec plus de vigueur (Pensées, XII, 6) ; l’athlète du pancrace plutôt que le gladiateur (XII, 9) ; « Si cette action ne convient pas, ne la fais pas ; si cette parole n’est pas vraie, ne la dis pas » (Pensées, XII, 17) ; le matelot qui a doublé un cap (Pensées, XII, 22) ; « Éloigne de toi ton jugement et tu es sauvé » (Pensées, XII, 25). Le chapitre 28 répond à ceux qui demandent où l’on a vu les Dieux. Le dernier chapitre congédie le citoyen de la grande cité après cinq ans ou trois, comme un chorège congédie un acteur de la scène, et l’œuvre s’achève sur ce congé (Pensées, XII, 36).
Les passages de ce livre dans l’app
Exerce-toi même à ce que tu désespères d'accomplir. La main gauche, inhabile à tout le reste faute d'en avoir l'habitude, tient les rênes plus fermement que la droite, parce qu'elle y est habituée.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 6
d’après Couat, 1904
Comme il est ridicule et naïf de s'étonner de quoi que ce soit qui arrive dans la vie !
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 13
d’après Couat, 1904
Si l'acte ne convient pas, ne le fais pas ; si la parole n'est pas vraie, ne la dis pas.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 17
d’après Couat, 1904
Tout est dans le jugement, et le jugement dépend de toi. Supprime-le quand tu le veux : pareil au marin qui a doublé le cap, tu trouveras le calme, l'immobilité, un port sans tempête.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 22
d’après Couat, 1904
Écarte de toi ton jugement, et te voilà sauvé. Or qui peut t'empêcher de l'écarter ?
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 25
d’après Couat, 1904
Homme, tu as été citoyen de cette grande cité : qu'importe que ce soit cinq ans ou trois ? Tout ce qui est conforme à la loi est égal pour tous. Est-il donc si terrible d'être renvoyé de la cité, non par un tyran ni par un juge injuste, mais par la nature qui t'y avait introduit ? C'est comme si celui qui a engagé l'acteur le congédiait de la scène.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 36
d’après Couat, 1904
Rappelle-toi dans quel état du corps et de l’âme la mort doit nous prendre ; la brièveté de la vie, l’immensité de la durée derrière et devant nous, l’infirmité de toute matière.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 7
d’après Couat, 1904
Quel pouvoir que celui de l’homme ! Il est libre de ne faire que ce que Dieu doit approuver et d’accepter tout ce que Dieu lui envoie.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, XII, 11
d’après Couat, 1904
Le livre en chiffres
- Chapitres dans l’édition Couat de 1904
- 36
- Passages de ce livre dans l’app
- 13
- Passages de Marc Aurèle dans l’app
- 166
- Éditions citées sur cette page
- Auguste Couat, 1904 · Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876
Les chapitres de ce livre dans l’app
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Citations vérifiées dans ce livre
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