De la constance du sage
19 chapitres chez Baillard
De la constance du sage s’adresse à Sérénus, un ami que la thèse stoïcienne rebutait : le sage ne reçoit ni injure ni offense. Sénèque la défend en dix-neuf chapitres, d’abord pour l’injure, qui ne peut atteindre un homme dont le seul bien est la vertu, puis pour l’offense, qui ne blesse qu’une âme qui consent à l’être. Stilpon, qui perdit sa ville et répondit que tout son bien était avec lui, et Caton, frappé au visage, en sont les exemples.
Le texte français est celui de Joseph Baillard, dans les Œuvres complètes de Sénèque le philosophe parues chez Hachette en 1861. Baillard numérote les chapitres de I à XIX en tête de paragraphe, et l’édition anglaise de Stewart en compte dix-neuf aussi ; les deux ne coupent pas toujours un chapitre à la même phrase, et c’est pourquoi chaque langue cite sa propre édition. Un extrait se cite De la constance du sage, V, avec la ligne du fichier. Les passages de cette œuvre dans l’app sont comptés, non listés.
Structure
| Livre | Chapitres | Concordance |
|---|---|---|
| I | 19 | chapitre pour chapitre avec Stewart, 1889 |
Dans l’édition de Joseph Baillard, 1861
N’est-il pas vrai que la force qui triomphe est plus sûre que celle qui n’a point d’assaillants ?
L’injure a pour but de faire du mal à quelqu’un : or la sagesse ne laisse point place au mal.
Ces choses périssables et qui changent de maître, je ne sais où elles ont passé : quant à mon véritable avoir, il est, il sera toujours avec moi.
Si j’éprouve une injure, nécessairement on me l’a faite ; si on l’a faite, il ne s’ensuit pas nécessairement que je l’éprouve.
Le sage échappe à tout cela, lui qui ne sait vivre ni dans l’espoir ni dans la crainte.
Tant il est vrai que tout le succès de l’offense est d’être sentie, d’indigner celui qui l’éprouve.
Dans Stoïque+ : 12 passages de cette œuvre, chacun avec sa référence.
Sénèque et Épictète sont dans Stoïque+ : 12 passages de cette œuvre dans l’app, chacun avec sa référence.