Sénèque · Lettres à Lucilius
Lettre 62
ArgumentMême au sein des affaires on peut étudier.
La soixante-deuxième lettre nie que le grand nombre des affaires empêche l’étude : ceux qui le prétendent feignent ou exagèrent leurs occupations.
Sénèque se prête aux affaires sans s’y livrer, converse en pensée avec les plus vertueux de tous les temps, et porte partout avec lui Démétrius, le sage demi-vêtu.
Dans la lettre
Ils ne disent pas vrai ceux qui veulent faire croire que le grand nombre de leurs affaires est pour eux un obstacle aux études libérales ; ils feignent des occupations ou les exagèrent, et c’est d’eux-mêmes que vient leur empêchement.
Moi, cher Lucilius, moi, je suis libre, et n’importe où je me trouve, je suis à moi.
Je me prête aux affaires, je ne m’y livre pas, et ne cours point après les occasions de gaspiller mon temps.
N’importe leur patrie, n’importe leur époque, c’est vers eux que vole ma pensée.
Couverture
Nos éditions comptent 29 lettres sur 124 dans la traduction de Joseph Baillard (1861) ; 29 lettres ont une page ici, celles que la traduction anglaise de Richard Mott Gummere (1917–1925) contient aussi.
Sénèque et Épictète sont dans Stoïque+ — 1 passage de cette lettre, avec sa référence ; Marc Aurèle est gratuit dans l’app.