Aller au contenu
Stoïque

Pensées · Livre II

Pensées, II, 12

Chapitre 12 du livre II des Pensées. D’abord le passage tel que Stoïque le donne, modernisé d’après les éditions créditées sous la carte ; puis le chapitre entier, mot pour mot, dans l’édition Couat, 1904 et dans celle de Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 ; enfin le même chapitre en anglais.

Le passage dans l’app

Qu’est-ce que la mort ? Si on la considère seule, en elle-même, et que la réflexion dissipe tous les fantômes qu’on aperçoit en elle, on n’y voit rien qu’un acte de la nature. Et il n’y a qu’un enfant pour craindre un acte de la nature.

— MARC AURÈLE · PENSÉES, II, 12

D’après Couat, 1904 — modernisé.

Sur les widgets

PenséesII·12

Toutes les familles de widget ne contiennent pas un passage de cette longueur. L’app n’en coupe jamais un : là où il ne tient pas, un passage plus court prend sa place, avec sa référence. Le widget circulaire porte le seul locateur.

Le chapitre entier dans l’édition Couat, 1904

Comme tout s’évanouit vite, les corps eux-mêmes dans l’univers, et dans la durée leur mémoire ! Que valent toutes les choses sensibles, même celles qui nous séduisent le plus par les attraits du plaisir, ou qui nous éloignent par la crainte de la douleur, ou que l’orgueil célèbre à grand bruit ! Comme elles sont insignifiantes, méprisables, vulgaires, périssables, mortes même ! Voilà ce que notre intelligence doit s’appliquer à reconnaître. Que sont-ils ceux dont les opinions et les paroles donnent la renommée ? Qu’est-ce que la mort ? Si on la considère [seule,] en elle-même, si l’analyse de la réflexion dissipe tous les fantômes que nous apercevons en elle, on n’y verra rien qu’un acte de la nature. Il n’y a qu’un petit enfant qui puisse craindre un acte de la nature, et la mort est non seulement un de ces actes, mais encore c’est un acte qui lui est utile. Comment l’homme touche-t-il à la divinité, par quelle partie de lui-même, et dans quelles dispositions faut-il que soit [à ce moment] cette partie de l’homme ?

Auguste Couat, 1904 · II, 12

Source : Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-02.txt, l. 106

Le chapitre entier dans l’édition Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876

Comme tout disparaît en un instant : dans le monde, les personnes ; et dans la durée, les souvenirs qu’elles laissent après elles ! Qu’est-ce que toutes les choses sensibles, et surtout celles qui nous séduisent par le plaisir ou nous épouvantent par la douleur, et dont notre vanité fait tant de bruit ? Comment des objets si frivoles, si méprisables, si décousus, si périssables et si parfaitement morts, pourraient-ils occuper notre intelligence et notre raison ? Que sont même les hommes dont les jugements et les suffrages distribuent la gloire ? Qu’est-ce que mourir ? Si l’on considère la mort en elle-même, et si, par la pensée et l’analyse, on dissipe les vains fantômes qu’on y joint sans raison, que peut-on penser d’elle sinon qu’elle est une simple fonction de la nature ? Mais pour redouter une fonction naturelle, il faut être un véritable enfant. Bien plus, ce n’est pas même là une simple opération que la nature accomplit ; c’est en outre une opération qui lui est éminemment utile. Comment l’homme entre-t-il en rapport avec Dieu ? Par quelle partie de son être ? Et en quoi cette partie de l’homme doit-elle alors se modifier ?

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · II, 12

Source : Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-02.txt, l. 47

En anglais

How quickly all things disappear,—in the universe the bodies themselves, but in time the remembrance of them. What is the nature of all sensible things, and particularly those which attract with the bait of pleasure or terrify by pain, or are noised abroad by vapory fame; how worthless, and contemptible, and sordid, and perishable, and dead they are,—all this it is the part of the intellectual faculty to observe. To observe too who these are whose opinions and voices give reputation; what death is, and the fact that, if a man looks at it in itself, and by the abstractive power of reflection resolves into their parts all the things which present themselves to the imagination in it, he will then consider it to be nothing else than an operation of nature; and if any one is afraid of an operation of nature, he is a child. This, however, is not only an operation of nature, but it is also a thing which conduces to the purposes of nature. To observe too how man comes near to the Deity, and by what part of him, and when this part of man is so disposed+ (vi. 28).

George Long, 1862 · II, 12

Source : Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 2622

Comment citer

La référence canonique nomme le livre et le chapitre : le passage se retrouve dans n’importe quelle édition. L’app la compose sous trois formes :

Forme longue — plein écran et grands widgets
— MARC AURÈLE · PENSÉES, II, 12
Forme courte — petit widget et écran verrouillé
— PENSÉES II, 12
Forme minimale — widget circulaire de l’écran verrouillé
II·12

Ce passage et les 165 autres de Marc Aurèle sont gratuits dans Stoïque, avec leur référence, sur l’écran d’accueil et l’écran verrouillé.

Télécharger dans l’App StoreTéléchargement gratuit, pour iPhone.