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Stoïque

Meditations · Book II

Meditations, II, 12

Chapter 12 of Book II of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

Consider what death is: if you look at it in itself and, by reflection, break into their parts all the things the imagination attaches to it, you will judge it to be nothing but a work of nature. And whoever is afraid of a work of nature is a child.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, II, 12

After Long, 1862 — modernized.

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MeditationsII·12

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The whole chapter in Long’s 1862 edition

How quickly all things disappear,—in the universe the bodies themselves, but in time the remembrance of them. What is the nature of all sensible things, and particularly those which attract with the bait of pleasure or terrify by pain, or are noised abroad by vapory fame; how worthless, and contemptible, and sordid, and perishable, and dead they are,—all this it is the part of the intellectual faculty to observe. To observe too who these are whose opinions and voices give reputation; what death is, and the fact that, if a man looks at it in itself, and by the abstractive power of reflection resolves into their parts all the things which present themselves to the imagination in it, he will then consider it to be nothing else than an operation of nature; and if any one is afraid of an operation of nature, he is a child. This, however, is not only an operation of nature, but it is also a thing which conduces to the purposes of nature. To observe too how man comes near to the Deity, and by what part of him, and when this part of man is so disposed+ (vi. 28).

George Long, 1862 · II, 12

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 2622

In French

Comme tout s’évanouit vite, les corps eux-mêmes dans l’univers, et dans la durée leur mémoire ! Que valent toutes les choses sensibles, même celles qui nous séduisent le plus par les attraits du plaisir, ou qui nous éloignent par la crainte de la douleur, ou que l’orgueil célèbre à grand bruit ! Comme elles sont insignifiantes, méprisables, vulgaires, périssables, mortes même ! Voilà ce que notre intelligence doit s’appliquer à reconnaître. Que sont-ils ceux dont les opinions et les paroles donnent la renommée ? Qu’est-ce que la mort ? Si on la considère [seule,] en elle-même, si l’analyse de la réflexion dissipe tous les fantômes que nous apercevons en elle, on n’y verra rien qu’un acte de la nature. Il n’y a qu’un petit enfant qui puisse craindre un acte de la nature, et la mort est non seulement un de ces actes, mais encore c’est un acte qui lui est utile. Comment l’homme touche-t-il à la divinité, par quelle partie de lui-même, et dans quelles dispositions faut-il que soit [à ce moment] cette partie de l’homme ?

Auguste Couat, 1904 · II, 12

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-02.txt, l. 106

Comme tout disparaît en un instant : dans le monde, les personnes ; et dans la durée, les souvenirs qu’elles laissent après elles ! Qu’est-ce que toutes les choses sensibles, et surtout celles qui nous séduisent par le plaisir ou nous épouvantent par la douleur, et dont notre vanité fait tant de bruit ? Comment des objets si frivoles, si méprisables, si décousus, si périssables et si parfaitement morts, pourraient-ils occuper notre intelligence et notre raison ? Que sont même les hommes dont les jugements et les suffrages distribuent la gloire ? Qu’est-ce que mourir ? Si l’on considère la mort en elle-même, et si, par la pensée et l’analyse, on dissipe les vains fantômes qu’on y joint sans raison, que peut-on penser d’elle sinon qu’elle est une simple fonction de la nature ? Mais pour redouter une fonction naturelle, il faut être un véritable enfant. Bien plus, ce n’est pas même là une simple opération que la nature accomplit ; c’est en outre une opération qui lui est éminemment utile. Comment l’homme entre-t-il en rapport avec Dieu ? Par quelle partie de son être ? Et en quoi cette partie de l’homme doit-elle alors se modifier ?

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · II, 12

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-02.txt, l. 47

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

Full form — full screen and large widgets
— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, II, 12
Short form — small widget and Lock Screen
— MEDITATIONS II, 12
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II·12

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