Meditations · Book II
Meditations, II, 11
Chapter 11 of Book II of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.
The passage in the app
Since you may leave life at this very moment, order every act and thought accordingly.
— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, II, 11
After Long, 1862 — modernized.
On the widgets
Since you may leave life at this very moment, order every act and thought accordingly.
— MEDITATIONS II, 11
Since you may leave life at this very moment, order every act and thought accordingly.
— MEDITATIONS II, 11
As on the Home Screen and the Lock Screen: the passage, then its reference, glued to the bottom. The reference never leaves the composition, even in the smallest family.
The whole chapter in Long’s 1862 edition
Since it is possible that thou mayest depart from life this very moment, regulate every act and thought accordingly. But to go away from among men, if there are gods, is not a thing to be afraid of, for the gods will not involve thee in evil; but if indeed they do not exist, or if they have no concern about human affairs, what is it to me to live in a universe devoid of gods or devoid of providence? But in truth they do exist, and they do care for human things, and they have put all the means in man's power to enable him not to fall into real evils. And as to the rest, if there was anything evil, they would have provided for this also, that it should be altogether in a man's power not to fall into it. Now that which does not make a man worse, how can it make a man's life worse? But neither through ignorance, nor—having the knowledge but not the power to guard against or correct these things, is it possible that the nature of the universe has overlooked them; nor is it possible that it has made so great a mistake, either through want of power or want of skill, that good and evil should happen indiscriminately to the good and the bad. But death certainly, and life, honor and dishonor, pain and pleasure,—all these things equally happen to good men and bad, being things which make us neither better nor worse. Therefore they are neither good nor evil.
Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 2596
In French
L’idée que tu peux dès maintenant sortir de la vie doit inspirer tous tes actes, toutes tes paroles, toutes tes pensées. S’en aller d’au milieu des hommes n’a rien de terrible, si les Dieux existent, car ils ne sauraient te faire tomber dans le mal. Si, au contraire, ils n’existent pas, ou s’ils n’ont aucun souci des choses humaines, que t’importe de vivre dans un monde vide de Dieux, vide de providence ? Mais, certes, ils existent, ils ont souci des choses humaines, et ils ont donné à l’homme plein pouvoir d’éviter le mal véritable ; s’il y avait quelque autre mal que celui-là, ils l’auraient prévu et auraient fait en sorte que l’homme pût [toujours] s’en préserver. Comment donc ce qui ne rend pas l’homme plus mauvais pourrait-il rendre sa vie plus mauvaise ? Il n’est pas possible que la nature de l’univers ait négligé cette considération, ou par ignorance, ou à bon escient, mais par impuissance à prévenir et à corriger une injustice ; il n’est pas possible que par impuissance et par maladresse elle se soit trompée à ce point en laissant [les biens et] les maux arriver également et indistinctement aux bons et aux méchants. La mort et la vie, la renommée et l’obscurité, la peine et le plaisir, la richesse et la pauvreté, arrivent également aux bons et aux méchants, mais ces choses ne sont ni belles ni laides. Ce ne sont donc ni des biens ni des maux.
Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-02.txt, l. 102
C’est en songeant toujours qu’à l’instant même tu peux fort bien sortir de la vie, qu’il faut régler chacune de tes actions et de tes pensées. Quitter la société des hommes n’a rien de bien effrayant, s’il y a des Dieux ; car certainement ils ne te jetteront pas dans le mal ; et s’il n’y a pas de Dieux, ou s’ils ne s’occupent point des choses humaines, quel intérêt ai-je à vivre dans un monde qui est vide de Dieu, c’est-à-dire vide de Providence ? Mais certes il y a des Dieux, qui prennent à cœur les choses d’ici-bas. Grâce à eux, il ne dépend absolument que de l’homme de ne pas tomber dans les véritables maux. Et, si en dehors de ces maux véritables, il se rencontre encore quelque mal, la Providence divine a également voulu que nous pussions toujours nous en garantir d’une façon absolue. Or comment ce qui ne rend pas l’homme plus mauvais, pourrait-il rendre la vie de l’homme plus mauvaise ? Ce n’est pas parce que la raison universelle ignorait ce désordre apparent, ou parce que tout en le connaissant elle serait impuissante à le prévenir ou à le corriger, qu’elle l’a laissé subsister. Non, il n’est pas à supposer que ce soit par impuissance ou par inhabileté qu’elle ait commis cette grave erreur de répartir indistinctement aux bons et aux méchants, parmi les hommes, les biens et les maux. Le vrai, c’est que, si la vie et la mort, la gloire et l’obscurité, la peine et le plaisir, la richesse et la pauvreté sont distribuées indifféremment aux bons et aux méchants parmi nous, c’est que toutes ces choses-là ne sont ni belles ni laides ; et par conséquent, elles ne sont non plus ni un bien ni un mal.
Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-02.txt, l. 43
How to cite
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- — MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, II, 11
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- II·11
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