Marc Aurèle · Pensées
Pensées, livre IX
13 passages de ce livre dans Stoïque, chacun avec sa référence.
Le livre IX commence par son plus long chapitre, une démonstration : celui qui commet l’injustice, celui qui ment, celui qui poursuit le plaisir comme un bien et fuit la douleur comme un mal sont impies envers la nature universelle (IX, 1). Le chapitre 3 lui répond : « Ne méprise pas la mort ; fais-lui, au contraire, bon visage », parce qu’elle est voulue par la nature, tout comme la jeunesse (Pensées, IX, 3). Puis les phrases raccourcissent : « Celui qui commet une faute la commet contre lui-même » (IX, 4) ; « Aujourd’hui même je suis sorti des difficultés qui m’embarrassaient, ou plutôt j’ai écarté ces difficultés, car elles n’étaient pas au dehors, mais au dedans de moi-même » (Pensées, IX, 13).
Les images du livre sont celles du courant et de la hauteur : la cause universelle « comme un torrent ; elle emporte tout » (IX, 29) ; le regard porté de haut sur les troupeaux innombrables et les traversées sur des mers orageuses ou tranquilles (IX, 30) ; la perte de la vie qui n’est qu’une transformation (IX, 35). Le chapitre 40 discute la prière et demande pourquoi l’on ne prie pas plutôt pour ne plus craindre (Pensées, IX, 40) ; le dernier, le plus long après le premier, traite de l’impudent dont l’existence dans le monde est inévitable (Pensées, IX, 42).
Les passages de ce livre dans l’app
Ne méprise pas la mort : fais-lui bon visage, au contraire, car elle aussi est voulue par la nature.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 3
d’après Couat, 1904
Aujourd'hui je suis sorti de mes embarras — ou plutôt je les ai écartés : ils n'étaient pas au dehors, mais au-dedans de moi, dans mes jugements.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 13
d’après Couat, 1904
Repasse les âges de ta vie : l'enfance, l'adolescence, la jeunesse, la vieillesse ; chaque passage de l'un à l'autre fut une mort. Y a-t-il là rien de terrible ?
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 21
d’après Couat, 1904
L'un prie : comment me débarrasser de ceci ? Prie plutôt : comment n'avoir pas besoin de m'en débarrasser ? Un autre : si je pouvais ne pas perdre mon enfant ! Prie plutôt : si je pouvais ne pas craindre de le perdre ! En un mot, oriente ainsi tes prières, et observe ce qui arrivera.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 40
d’après Couat, 1904
Quand tu te heurtes à l'impudence d'un homme, demande-toi aussitôt : est-il possible qu'il n'y ait pas d'impudents dans le monde ? Ce n'est pas possible. Ne demande donc pas l'impossible. Cet homme est l'un de ces impudents qui existent nécessairement.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 42
d’après Couat, 1904
Celui qui commet une faute la commet contre lui-même, celui qui commet une injustice la commet contre lui-même en se rendant méchant.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 4
d’après Couat, 1904
On est injuste souvent par ce que l’on ne fait pas autant que par ce que l’on fait.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 5
d’après Couat, 1904
Efface tes représentations, contiens les mouvements de ton âme, étouffe tes désirs ; sois maître de ton principe dirigeant.
— MARC AURÈLE · PENSÉES, IX, 7
d’après Couat, 1904
Le livre en chiffres
- Chapitres dans l’édition Couat de 1904
- 42
- Passages de ce livre dans l’app
- 13
- Passages de Marc Aurèle dans l’app
- 166
- Éditions citées sur cette page
- Auguste Couat, 1904 · Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876
Les chapitres de ce livre dans l’app
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