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Stoïque

Meditations · Book III

Meditations, III, 3

Chapter 3 of Book III of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

You have embarked, you have made the voyage, you have come to shore: get out.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, III, 3

After Long, 1862 — modernized.

On the widgets

You have embarked, you have made the voyage, you have come to shore: get out.

— MEDITATIONS III, 3

You have embarked, you have made the voyage, you have come to shore: get out.

— MEDITATIONS III, 3

MeditationsIII·3

As on the Home Screen and the Lock Screen: the passage, then its reference, glued to the bottom. The reference never leaves the composition, even in the smallest family.

The whole chapter in Long’s 1862 edition

Hippocrates, after curing many diseases, himself fell sick and died. The Chaldaei foretold the deaths of many, and then fate caught them too. Alexander and Pompeius, and Caius Caesar, after so often completely destroying whole cities, and in battle cutting to pieces many ten thousands of cavalry and infantry, themselves too at last departed from life. Heraclitus, after so many speculations on the conflagration of the universe, was filled with water internally and died smeared all over with mud. And lice destroyed Democritus; and other lice killed Socrates. What means all this? Thou hast embarked, thou hast made the voyage, thou art come to shore; get out. If indeed to another life, there is no want of gods, not even there; but if to a state without sensation, thou wilt cease to be held by pains and pleasures, and to be a slave to the vessel, which is as much inferior as that which serves it is superior:+ for the one is intelligence and deity; the other is earth and corruption.

George Long, 1862 · III, 3

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 2769

In French

Hippocrate, après avoir guéri beaucoup de maladies, tomba lui-même malade et mourut. Les Chaldéens prédirent la mort de beaucoup de gens ; puis la destinée les prit à leur tour. Alexandre, Pompée, Caius César, après avoir détruit tant de villes de fond en comble et défait en bataille rangée tant de milliers de cavaliers et de fantassins, sortirent eux-mêmes un jour de la vie. Héraclite, qui fit tant de raisonnements sur la nature et sur l’embrasement du monde, devint hydropique, se fit enduire de fiente et mourut. La vermine a tué Démocrite ; une autre vermine tua Socrate. Qu’est-ce donc ? Tu t’es embarqué, tu as pris la haute mer, tu as fait la traversée ; débarque. Est-ce pour vivre une autre vie ? Là-bas non plus, rien n’est vide de Dieux. Est-ce pour ne plus rien sentir ? Tu cesseras donc d’être en proie à la douleur et au plaisir ; d’être l’esclave de ce vase d’autant plus méprisable que ce qui lui est soumis lui est supérieur ; ceci, en effet, s’appelle raison et dieu intérieur ; cela n’est que de la terre et du sang.

Auguste Couat, 1904 · III, 3

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-03.txt, l. 11

Après avoir guéri bien des malades, Hippocrate est mort, lui aussi, atteint par la maladie. Les Chaldéens, après avoir prédit le trépas de tant de gens, n’ont pu échapper plus que d’autres aux prises de la destinée. Alexandre, Pompée, Caïus-César, après avoir tant de fois ruiné de fond en comble des cités entières, après avoir massacré un nombre incalculable de cavaliers et de fantassins en bataille rangée, ont dû à leur tour aussi sortir un jour de la vie. Héraclite, après avoir tant disserté sur l’embrasement du monde détruit par le feu, est mort d’hydropisie et couvert de bouse de vache. La vermine a fait mourir Démocrite ; une vermine d’une autre espèce a tué Socrate. Qu’est-ce que tout cela signifie ? Le voici : Tu t’es embarqué sur un navire ; tu as navigué ; tu es parvenu au port ; débarque. Si c’est dans une autre vie que tu abordes, rien au monde n’est vide des Dieux, et tu les trouveras là tout aussi bien qu’ailleurs. Si, au contraire, tu dois tomber alors dans une insensibilité absolue, te voilà délivré des souffrances et des plaisirs, et tu n’as plus à te soumettre servilement à cette enveloppe matérielle, d’autant plus vile que son esclave lui est absolument supérieur ; car d’un côté, c’est l’intelligence et le génie ; de l’autre, la terre et la fange.

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · III, 3

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-03.txt, l. 11

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

Full form — full screen and large widgets
— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, III, 3
Short form — small widget and Lock Screen
— MEDITATIONS III, 3
Minimal form — circular Lock Screen widget
III·3

This passage and the 165 other Marcus Aurelius passages are free in Stoïque, with their reference, on the Home Screen and the Lock Screen.

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