Skip to content
Stoïque

Meditations · Book III

Meditations, III, 1

Chapter 1 of Book III of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

We must hurry, then, not only because we are each day nearer to death, but because the understanding of things ceases first.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, III, 1

After Long, 1862 — modernized.

On the widgets

MeditationsIII·1

Not every widget family holds a passage this long. The app never cuts one: where it does not fit, a shorter passage takes its place, with its reference. The circular widget carries the locator alone.

The whole chapter in Long’s 1862 edition

We ought to consider not only that our life is daily wasting away and a smaller part of it is left, but another thing also must be taken into the account, that if a man should live longer, it is quite uncertain whether the understanding will still continue sufficient for the comprehension of things, and retain the power of contemplation which strives to acquire the knowledge of the divine and the human. For if he shall begin to fall into dotage, perspiration and nutrition and imagination and appetite, and whatever else there is of the kind, will not fail; but the power of making use of ourselves, and filling up the measure of our duty, and clearly separating all appearances, and considering whether a man should now depart from life, and whatever else of the kind absolutely requires a disciplined reason,—all this is already extinguished. We must make haste, then, not only because we are daily nearer to death, but also because the conception of things and the understanding of them cease first.

George Long, 1862 · III, 1

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 2728

In French

Il ne faut pas réfléchir seulement à ceci que la vie se dépense chaque jour, et qu’il nous en reste une partie de plus en plus petite. Réfléchissons en outre que, si nous vivons longtemps, nous ne sommes pas sûrs que notre pensée, égale à elle-même, suffise toujours à comprendre la vérité et à se pénétrer de la doctrine qui nous conduit à l’expérience des choses divines et humaines. Si notre esprit commence à déraisonner, nous pourrons toujours respirer, prendre des aliments, avoir des représentations et des tendances, [etc.,] mais ce qui s’éteint d’abord en nous, c’est le pouvoir de nous gouverner nous-mêmes, d’appliquer exactement et dans toutes leurs nuances les règles du devoir, d’analyser nos impressions, de considérer s’il est temps de nous donner congé de la vie, et de résoudre tant de questions qui exigent une raison exercée. Hâtons-nous donc, non seulement parce qu’à chaque instant nous nous rapprochons de la mort, mais parce que l’intelligence de la suite des choses cesse en nous avant tout le reste.

Auguste Couat, 1904 · III, 1

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-03.txt, l. 3

Ce n’est pas le tout de se dire que chaque jour la vie se perd, et que ce qui nous en reste diminue sans cesse ; il faut aussi se répéter que l’existence fût-elle beaucoup plus longue, nous ne sommes jamais sûrs que notre esprit demeurera jusqu’au bout également capable de bien comprendre la vérité, et de s’élever à ces hautes spéculations qui nous conduisent à la connaissance des choses divines et humaines. Ne se peut-il pas, en effet, qu’on tombe en un commencement de démence, sans que pour cela la respiration, la nutrition, l’imagination, les désirs et toutes les autres facultés de même ordre, viennent à défaillir en nous ? Mais jouir pleinement de soi, mesurer exactement le nombre et l’espèce de tous ses devoirs, être en état de préciser le moment où l’on doit s’éconduire soi-même de la vie, et tant d’autres actes qui, comme ceux-là, exigent la raison la plus éprouvée par des luttes antérieures, ce sont là des puissances qui s’éteignent prématurément en nous. Ainsi donc, voilà des motifs de se hâter, non pas seulement parce qu’à chaque instant nous nous rapprochons de la mort, mais de plus, parce que la conception des choses et leur enchaînement peuvent nous échapper avant la vie même.

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · III, 1

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-03.txt, l. 3

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

Full form — full screen and large widgets
— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, III, 1
Short form — small widget and Lock Screen
— MEDITATIONS III, 1
Minimal form — circular Lock Screen widget
III·1

This passage and the 165 other Marcus Aurelius passages are free in Stoïque, with their reference, on the Home Screen and the Lock Screen.

Download on theApp StoreFree to download, for iPhone.