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Stoïque

Meditations · Book II

Meditations, II, 1

Chapter 1 of Book II of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

Begin the morning by saying to yourself: I shall meet the meddler, the ungrateful, the arrogant, the deceitful, the envious, the unsociable. All this happens to them through their ignorance of good and evil.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, II, 1

After Long, 1862 — modernized.

On the widgets

MeditationsII·1

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The whole chapter in Long’s 1862 edition

Begin the morning by saying to thyself, I shall meet with the busybody, the ungrateful, arrogant, deceitful, envious, unsocial. All these things happen to them by reason of their ignorance of what is good and evil. But I who have seen the nature of the good that it is beautiful, and of the bad that it is ugly, and the nature of him who does wrong, that it is akin to me; not only of the same blood or seed, but that it participates in the same intelligence and the same portion of the divinity, I can neither be injured by any of them, for no one can fix on me what is ugly, nor can I be angry with my kinsman, nor hate him. For we are made for co-operation, like feet, like hands, like eyelids, like the rows of the upper and lower teeth. To act against one another, then, is contrary to nature; and it is acting against one another to be vexed and to turn away.

George Long, 1862 · II, 1

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 2496

In French

Se dire à soi-même, dès le matin : je vais me rencontrer avec un fâcheux, un ingrat, un insolent, un fourbe, un envieux, un égoïste. Ils ont tous ces vices par suite de leur ignorance du bien et du mal. Mais moi, qui ai examiné la nature du bien, qui est d’être beau, et celle du mal, qui est d’être laid, et celle de l’homme vicieux lui-même, considérant qu’il a la même origine que moi, qu’il est issu non du même sang ni de la même semence, mais de la même intelligence, et qu’il est comme moi en possession d’une parcelle de la divinité, je ne puis recevoir aucun tort de ces hommes parce qu’aucun d’eux ne pourra me déshonorer ; je ne puis non plus ni m’irriter contre un frère ni m’éloigner de lui. Nous sommes nés pour l’action en commun, comme les pieds, les mains, les paupières, les rangées des dents d’en haut et d’en bas. Agir les uns contre les autres est contraire à la nature, et c’est agir les uns contre les autres que de s’indigner et de se détourner.

Auguste Couat, 1904 · II, 1

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-02.txt, l. 3

Le matin, dès qu’on s’éveille, il faut se prémunir pour la journée en se disant : « Je pourrai bien rencontrer aujourd’hui un fâcheux, un ingrat, un insolent, un fripon, un traître, qui nuit à l’intérêt commun ; mais si tous ces gens-là sont affligés de tant de vices, c’est par simple ignorance de ce que c’est que le bien et le mal. » Quant à moi, considérant la nature du bien qui se confond avec le beau et celle du mal qui se confond avec le laid ; considérant en même temps que celui qui se met en faute à mon égard se trouve, par le décret de la nature, être de ma famille, non pas qu’il vienne d’un même sang et d’une même souche, mais parce qu’il participe aussi bien que moi à l’intelligence et à l’héritage divin, je me dis deux choses : d’abord que nul d’entre ces gens ne peut me faire le moindre tort, puisque aucun ne peut me faire tomber dans le mal et le laid ; et en second lieu, que je ne puis éprouver ni de la colère ni de la haine contre un membre de la famille à laquelle j’appartiens moi-même. Nous sommes tous faits pour concourir à une œuvre commune, comme dans notre corps y concourent les pieds, les mains, les yeux, les rangées de nos dents en haut et en bas de la mâchoire. Agir les uns contre les autres est donc certainement manquer à l’ordre naturel. Or, c’est agir en ennemi que de se laisser aller à son dépit et à son aversion contre un de ses semblables.

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · II, 1

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-02.txt, l. 3

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

Full form — full screen and large widgets
— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, II, 1
Short form — small widget and Lock Screen
— MEDITATIONS II, 1
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II·1

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