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Stoïque

Meditations · Book XI

Meditations, XI, 16

Chapter 16 of Book XI of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

As to living in the best way, this power is in the soul, if it be indifferent to things which are indifferent.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, XI, 16

After Long, 1862 — modernized.

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MeditationsXI·16

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The whole chapter in Long’s 1862 edition

As to living in the best way, this power is in the soul, if it be indifferent to things which are indifferent. And it will be indifferent, if it looks on each of these things separately and all together, and if it remembers that not one of them produces in us an opinion about itself, nor comes to us; but these things remain immovable, and it is we ourselves who produce the judgments about them, and, as we may say, write them in ourselves, it being in our power not to write them, and it being in our power, if perchance these judgments have imperceptibly got admission to our minds, to wipe them out; and if we remember also that such attention will only be for a short time, and then life will be at an end. Besides, what trouble is there at all in doing this? For if these things are according to nature, rejoice in them and they will be easy to thee: but if contrary to nature, seek what is conformable to thy own nature, and strive towards this, even if it bring no reputation; for every man is allowed to seek his own good.

George Long, 1862 · XI, 16

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 6561

In French

Nous trouvons dans notre âme le pouvoir de vivre heureux, pourvu que nous sachions être indifférents aux choses indifférentes. Nous y serons indifférents si nous considérons chacune d’elles à part et dans son ensemble, si nous nous rappelons qu’aucune d’elles ne met en nous l’opinion que nous en avons, ni ne vient vers nous ; elles sont immobiles ; c’est nous qui créons les jugements que nous portons sur elles, et qui les gravons pour ainsi dire en nous-mêmes, quand nous pourrions ne pas le faire, ou, si nous le faisons par mégarde, les effacer [aussitôt]. Rappelons-nous aussi que cette surveillance durera peu et qu’ensuite notre vie sera finie pour jamais. Que peuvent donc les choses avoir de pénible pour nous ? Si elles sont conformes à ta nature, il faut t’en réjouir et les accueillir de bon cœur ; si elles sont contraires à ta nature, cherche ce qui lui est conforme et tâche de l’atteindre, quand même tu n’en recueillerais aucune gloire : il est bien permis à chacun de chercher son bien propre.

Auguste Couat, 1904 · XI, 16

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-11.txt, l. 74

L’âme trouve en elle-même le pouvoir de mener la plus noble existence, pourvu qu’elle sache rester indifférente à tout ce qui est indifférent. Elle s’assurera cette sage impassibilité, en considérant chacun des objets qui la peuvent émouvoir, d’abord isolément, puis dans leur relation avec le tout. Elle se rappellera toujours qu’il n’est pas un seul de ces objets qui puisse nous imposer l’idée que nous devons nous en faire, pas un seul qui arrive jusqu’à nous, mais qu’ils demeurent immobiles, et que c’est nous seuls qui produisons les jugements que nous en portons, qui gravons, en quelque sorte, ces jugements en notre esprit, tout en ayant le pouvoir de ne pas les y graver, et qui pouvons aussi les effacer sur-le-champ, si nous reconnaissons que ces jugements se sont, à notre insu, glissés en notre âme. Enfin l’âme doit se dire que cette attention qu’elle a à prendre exige bien peu de temps, et que le reste de la vie sera tranquille. Et, d’ailleurs, qu’y a-t-il donc de si pénible dans cette surveillance de soi ? Si les objets qui se présentent sont conformes à la loi de la nature, jouis-en, et qu’ils te soient légers et faciles. S’ils sont contre la nature, recherche ce qui est pour toi conforme à ta nature propre, et sache t’y attacher, quelque singulier que cela puisse paraître. On est toujours excusable de rechercher son bien personnel, tel qu’on l’entend.

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · XI, 16

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-11.txt, l. 83

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

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— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, XI, 16
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— MEDITATIONS XI, 16
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XI·16

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