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Stoïque

Meditations · Book IX

Meditations, IX, 3

Chapter 3 of Book IX of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

Do not despise death, but be content with it, since it too is one of the things nature wills.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, IX, 3

After Long, 1862 — modernized.

On the widgets

Do not despise death, but be content with it, since it too is one of the things nature wills.

— MEDITATIONS IX, 3

MeditationsIX·3

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The whole chapter in Long’s 1862 edition

Do not despise death, but be well content with it, since this too is one of those things which nature wills. For such as it is to be young and to grow old, and to increase and to reach maturity, and to have teeth and beard and gray hairs, and to beget and to be pregnant and to bring forth, and all the other natural operations which the seasons of thy life bring, such also is dissolution. This, then, is consistent with the character of a reflecting man—to be neither careless nor impatient nor contemptuous with respect to death, but to wait for it as one of the operations of nature. As thou now waitest for the time when the child shall come out of thy wife's womb, so be ready for the time when thy soul shall fall out of this envelope. But if thou requirest also a vulgar kind of comfort which shall reach thy heart, thou wilt be made best reconciled to death by observing the objects from which thou art going to be removed, and the morals of those with whom thy soul will no longer be mingled. For it is no way right to be offended with men, but it is thy duty to care for them and to bear with them gently; and yet to remember that thy departure will not be from men who have the same principles as thyself. For this is the only thing, if there be any, which could draw us the contrary way and attach us to life,—to be permitted to live with those who have the same principles as ourselves. But now thou seest how great is the trouble arising from the discordance of those who live together, so that thou mayst say, Come quick, O death, lest perchance I, too, should forget myself.

George Long, 1862 · IX, 3

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 5491

In French

Ne méprise pas la mort ; fais-lui, au contraire, bon visage, parce qu’elle est aussi voulue par la nature. La dissolution de notre être est un fait naturel, tout comme la jeunesse et la vieillesse, comme grandir, être adulte, avoir des dents, de la barbe, des cheveux blancs, comme la procréation, la grossesse, l’enfantement et les autres phénomènes qui arrivent avec les saisons de la vie. L’homme se conforme donc à la raison, lorsqu’au lieu de se montrer vis-à-vis de la mort mal disposé, emporté, orgueilleux, il l’attend comme un des actes de la nature. Et de même que tu attends en ce moment le jour où ton enfant sortira du ventre de ta femme, accueille de même l’heure où ton âme s’échappera de son élytre. Mais veux-tu une règle, sans doute assez vulgaire, capable néanmoins de fortifier ton cœur ? Ce qui te rendra surtout bienveillant pour la mort, c’est d’examiner les objets qui t’entourent, et dont tu vas te séparer, c’est de te dire avec quelles mœurs ton âme ne sera plus mêlée. Ne t’irrite pas cependant le moins du monde contre ceux-ci ; tu dois, au contraire, t’intéresser à eux et les traiter avec douceur, mais en te rappelant que ces hommes dont tu vas être délivré n’ont pas les mêmes dogmes que toi. Un seul motif, si même il pouvait y en avoir un, était capable de t’attirer vers la vie et de t’y rattacher, c’eût été de vivre avec des hommes professant les mêmes dogmes. Mais tu vois maintenant comme tu es las des désaccords qui te séparent de ceux avec qui tu vis. Tu en arrives à t’écrier : Viens plus vite, ô mort, de peur que je ne finisse par m’oublier moi-même !

Auguste Couat, 1904 · IX, 3

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-09.txt, l. 15

Ne maudis pas la mort ; mais fais-lui bon accueil, comme étant du nombre de ces phénomènes que veut la nature. La dissolution de notre être est aussi naturelle en nous que la jeunesse, la vieillesse, la croissance, la pleine maturité, la pousse des dents, la barbe, les cheveux blancs, la procréation, la gestation des enfants, l’accouchement, et tant d’autres fonctions purement physiques, que développent en nous les diverses saisons de la vie. Lors donc que l’homme y a réfléchi, il sait qu’il doit ne montrer à l’égard de la mort, ni oubli, ni courroux, ni jactance. Il faut l’attendre comme un des actes nécessaires de la nature ; et puisque tu attends bien le jour où ta femme mettra au monde l’enfant qu’elle porte en son sein, de même aussi tu dois accueillir l’heure où ton âme se délivrera de son enveloppe. Que si tu as besoin, pour te rassurer le cœur, d’une réflexion toute spéciale, qui te rende plus accommodant envers la mort, tu n’as qu’à considérer ce que sont les choses dont tu vas te séparer enfin, et les spectacles dont moralement ton âme ne sera plus attristée. Ce n’est pas à dire le moins du monde qu’il faille combattre contre les hommes ; loin de là, il faut les aimer et les supporter avec douceur. Seulement, il faut bien te dire que ce ne sont pas des gens partageant tes sentiments que tu vas quitter ; car le seul motif qui pourrait nous rattacher à la vie et nous y retenir, ce serait d’avoir le bonheur de s’y trouver avec des hommes qui auraient les mêmes pensées que nous. Mais, à cette heure, tu vois quelle anxiété te cause ce profond désaccord dans la vie commune, et tu vas jusqu’à t’écrier : « Ô mort, ne tarde plus à venir, de peur que je n’en arrive, moi aussi, à me méconnaître autant qu’eux ! »

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · IX, 3

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-09.txt, l. 17

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

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— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, IX, 3
Short form — small widget and Lock Screen
— MEDITATIONS IX, 3
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IX·3

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