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Stoïque

Meditations · Book IV

Meditations, IV, 49

Chapter 49 of Book IV of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

Be like the headland on which the waves keep breaking: it holds firm, and tames the fury of the water around it.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, IV, 49

After Long, 1862 — modernized.

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MeditationsIV·49

Not every widget family holds a passage this long. The app never cuts one: where it does not fit, a shorter passage takes its place, with its reference. The circular widget carries the locator alone.

The whole chapter in Long’s 1862 edition

Be like the promontory against which the waves continually break, but it stands firm and tames the fury of the water around it.

Unhappy am I because this has happened to me? Not so, but happy am I, though this has happened to me, because I continue free from pain, neither crushed by the present nor fearing the future. For such a thing as this might have happened to every man; but every man would not have continued free from pain on such an occasion. Why then is that rather a misfortune than this a good fortune? And dost thou in all cases call that a man's misfortune which is not a deviation from man's nature? And does a thing seem to thee to be a deviation from man's nature, when it is not contrary to the will of man's nature? Well, thou knowest the will of nature. Will then this which has happened prevent thee from being just, magnanimous, temperate, prudent, secure against inconsiderate opinions and falsehood; will it prevent thee from having modesty, freedom, and everything else, by the presence of which man's nature obtains all that is its own? Remember too on every occasion which leads thee to vexation to apply this principle; not that this is a misfortune, but that to bear it nobly is good fortune.

George Long, 1862 · IV, 49

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 3395

In French

Il faut être semblable au promontoire contre lequel se brisent sans cesse les flots : il tient bon, et autour de lui s’apaise le gonflement de la mer.

Je suis malheureux parce que telle chose m’est arrivée. — Ne dis pas cela, dis : je suis heureux parce que, telle chose m’étant arrivée, je n’en ressens aucun chagrin ; je ne suis ni blessé par le présent ni effrayé par l’avenir. Un accident semblable pouvait arriver à tout le monde, mais tout le monde n’était pas capable de le supporter sans chagrin. Pourquoi donc en cet accident voir un malheur plutôt qu’un bonheur dans la manière de le supporter ? Appelles-tu un malheur pour l’homme ce qui n’est pas un échec de la nature humaine ? Et peux-tu regarder comme un échec de la nature humaine ce qui ne se produit pas contre sa volonté ? Eh quoi ! tu connais cette volonté. Est-ce que cet accident t’empêche d’être juste, magnanime, tempérant, sage, réfléchi, sincère, réservé, [libre de passions], et d’avoir les autres qualités dont la présence assure à la nature humaine ce qui lui est propre ? Désormais, à propos de tout ce qui pourrait te chagriner, rappelle-toi le dogme : cet accident n’est pas un malheur, mais c’est un bonheur que de le supporter avec courage.

Auguste Couat, 1904 · IV, 49

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-04.txt, l. 202

Se rendre ferme comme le roc que les vagues ne cessent de battre. Il demeure immobile, et l’écume de l’onde tourbillonne à ses pieds. — « Ah ! quel malheur pour moi, dis-tu, que cet accident me soit arrivé ! — Tu te trompes ; et il faut dire : « Je suis bien heureux, malgré ce qui m’arrive, de rester à l’abri de tout chagrin, ne me sentant, ni blessé par le présent, ni anxieux de l’avenir. » Cet accident en effet pouvait arriver à tout le monde ; mais tout le monde n’aurait pas reçu le coup avec la même impassibilité que toi. Pourquoi donc tel événement passe-t-il pour un malheur plutôt que tel autre pour un bonheur ? Mais peux-tu réellement appeler un malheur pour l’homme ce qui ne fait point déchoir en quoi que ce soit la nature de l’homme ? Or, crois-tu qu’il y ait une vraie déchéance de la nature humaine, là où il n’est rien qui soit contraire au vœu de cette nature ? Et quoi ! tu connais précisément ce qu’est ce vœu ; et tu croirais que cet accident qui t’arrive peut t’empêcher d’être juste, magnanime, sage, réfléchi, circonspect, sincère, modeste, libre, et d’avoir toutes ces autres qualités qui suffisent pour que la nature de l’homme conserve tous ses caractères propres ! Quant au reste, souviens-toi, dans toute circonstance qui peut provoquer ta tristesse, de recourir à cette utile maxime : « Non seulement l’accident qui m’est survenu n’est point un malheur ; mais de plus, c’est un bonheur véritable, si je sais le supporter avec un généreux courage. »

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · IV, 49

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-04.txt, l. 199

How to cite

The canonical reference names the book and the chapter, so the passage can be found in any edition. The app composes it in three forms:

Full form — full screen and large widgets
— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, IV, 49
Short form — small widget and Lock Screen
— MEDITATIONS IV, 49
Minimal form — circular Lock Screen widget
IV·49

This passage and the 165 other Marcus Aurelius passages are free in Stoïque, with their reference, on the Home Screen and the Lock Screen.

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