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Stoïque

Meditations · Book XI

Meditations, XI, 20

Chapter 20 of Book XI of the Meditations. First the passage as Stoïque shows it, after Long, 1862; then the whole chapter, word for word, in that edition, and the same chapter in French.

The passage in the app

The movement towards injustice and intemperance and to anger and grief and fear is nothing else than the act of one who deviates from nature.

— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, XI, 20

After Long, 1862 — modernized.

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MeditationsXI·20

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The whole chapter in Long’s 1862 edition

Thy aerial part and all the fiery parts which are mingled in thee, though by nature they have an upward tendency, still in obedience to the disposition of the universe they are overpowered here in the compound mass the body. And also the whole of the earthy part in thee and the watery, though their tendency is downward, still are raised up and occupy a position which is not their natural one. In this manner then the elemental parts obey the universal; for when they have been fixed in any place, perforce they remain there until again the universal shall sound the signal for dissolution. Is it not then strange that thy intelligent part only should be disobedient and discontented with its own place? And yet no force is imposed on it, but only those things which are conformable to its nature: still it does not submit, but is carried in the opposite direction. For the movement towards injustice and intemperance and to anger and grief and fear is nothing else than the act of one who deviates from nature. And also when the ruling faculty is discontented with anything that happens, then too it deserts its post: for it is constituted for piety and reverence towards the gods no less than for justice. For these qualities also are comprehended under the generic term of contentment with the constitution of things, and indeed they are prior to acts of justice.

George Long, 1862 · XI, 20

Source: Project Gutenberg · corpus/sources/marcus-aurelius-meditations-long-1862.txt, l. 6681

In French

Ton souffle et tout ce qu’il y à d’igné en toi qui s’y mêle, quoique faits par la nature pour s’élever, obéissent cependant à la structure de tout ton être et y demeurent, retenus dans l’agrégat. De même, tout ce qui est terrestre en toi, comme tout ce qui est humide, quoique fait pour descendre, se redresse cependant et se maintient dans une place qui ne lui est pas naturelle. Ainsi les éléments se conforment à la loi de l’ensemble dont ils font partie et où ils ont été placés, et ils sont forcés d’y rester jusqu’à ce que le signal [du départ et] de la dissolution leur soit donné. N’est-il donc pas étrange que seule la partie raisonnable de ton être soit désobéissante et s’indigne de la place où elle a été mise ? Elle ne subit pourtant aucune violence ; on ne lui impose que ce qui est conforme à sa nature ; néanmoins, elle ne se soumet pas, mais s’emporte en sens contraire. Tout mouvement vers l’injustice, la licence, la colère, la tristesse, la crainte, n’est qu’une manière de s’écarter de la nature. [Et] lorsque ton principe dirigeant se révolte contre un événement quelconque, [alors aussi] il déserte son poste. Car il a été fait pour la sainteté et la piété non moins que pour la justice. Ces vertus sont aussi des formes de la sociabilité, ou plutôt elles sont antérieures à la justice.

Auguste Couat, 1904 · XI, 20

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-couat-1904/livre-11.txt, l. 113

Le souffle qui t’anime, et toute la portion ignée qui entre dans la composition de ton être, tendent, par leur nature, à un mouvement d’ascension perpétuelle ; et cependant, se soumettant à l’ordonnance générale des choses, ils sont retenus dans le mélange, à l’état que nous savons. De même encore, tous les éléments terrestres et liquides qui sont en toi se portent non moins naturellement en bas, et cependant ils s’élèvent en haut, et ils occupent une place qui ne leur est pas naturelle. Ainsi donc, les éléments eux-mêmes obéissent à la loi qui régit l’univers ; et, en quelque place qu’ils aient été mis par elle, ils y demeurent par la force qui les domine, jusqu’à ce que le signal de la dissolution les fasse sortir de nouveau de la place qu’ils occupaient.

N’est-il donc pas intolérable que la partie intelligente de ton être soit précisément la seule à désobéir et à se révolter contre la position qui lui a été assignée ? Pourtant, aucune violence ne lui est imposée ; et, dans l’ordre qui lui est donné, il n’y a rien absolument qui ne soit conforme à sa nature. Et voilà que l’intelligence ne supporte pas la règle, et qu’elle tente de suivre une route toute contraire ! Car le mouvement qui nous entraîne aux injustices, aux excès, aux colères, aux douleurs, aux craintes, n’est pas autre chose que l’égarement d’un être révolté contre la nature. Quand notre raison, qui doit nous éclairer, s’irrite contre un événement quelconque de la vie, elle déserte également son poste ; car elle est faite pour être pieuse et pour adorer les Dieux, non moins que pour être juste. La piété et la soumission aux ordres divins sont indispensables à l’harmonie de la communauté, et elles sont plus augustes encore que la justice.

Jules Barthélemy-Saint-Hilaire, 1876 · XI, 20

Source: Wikisource · corpus/sources/fr/marcus-aurelius-pensees-barthelemy-1876/livre-11.txt, l. 131

How to cite

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— MARCUS AURELIUS · MEDITATIONS, XI, 20
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XI·20

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